offrir à Didier Deschamps une dernière danse
Dépitée après son élimination en demi-finale contre l’Espagne (0-2) quatre jours plus tôt, l’équipe de France va tenter de décrocher le bronze sur cette Coupe du monde face à l’Angleterre, ce samedi (23 heures) à Miami.
Car oui, la Fifa s’accroche à son match pour la 3e place depuis 1934, même si les acteurs du football ne cessent de le remettre en question, et en premier lieu le sélectionneur des Three Lions Thomas Tuchel.
Interrogés par 20 Minutes, les anciens internationaux tricolores Alain Giresse et Luis Fernandez nous racontent leur expérience de ce rendez-vous assez obscur. « C’est la finale qu’aucun joueur ne veut disputer », résume Alain Giresse, qui avait vécu de l’intérieur le match pour la 3e place de 1982 et de 1986.
Pour ce rendez-vous, Didier Deschamps a insisté sur la notion d’exemplarité, de groupe, de fierté et de devoir vis-à-vis du peuple français. Lui aussi est très touché et aurait rêvé d’une meilleure fin. Mais la Roja était plus forte, sans aucun débat possible. « La déception est à la hauteur de nos ambitions, admet-il sans en rajouter. Il y a beaucoup de déçus forcément, mais quand on porte ce maillot, quel que soit le match de l’équipe de France, notre devoir à tous, c’est de tout faire samedi, parce que c’est le dernier… de la compétition. »
Une large revue d’effectif est attendue dans les rangs français. Entre ceux qui sont blessés (Saliba, Samba), ceux qui n’ont plus les jambes, ni la tête, pour jouer, les rangs sont resserrés. « Il n’y a pas de coiffeurs (surnom des remplaçants), c’est un match, plante Deschamps. Avec les éléments que j’ai, des situations particulières, je vais faire tourner, oui. » T. Hernandez, Lacroix, Konaté, Gusto, Kanté, Zaïre-Emery, Cherki, voire Akliouche ou Thuram. Seul Mbappé est certain de repartir dans la peau de titulaire. Sacré lifting.